homme mélancolique/génie et fou
absorbé dans tes pensées/solitaire,
méditation/face à la nature
ta tête devenue trop lourde/penchée/appuyée sur ta main
tu songes !
lèvres fermées/regard clos
déjà l'esquisse des mots et des traits agitent tout ton être
tu sors de ta torpeur et tends ta main vers ta plume
magie de l'âme.
soufflé sur votre nez de papier
avions de papier/quadrillé que petite fille, comme les garçons, je pliais.
avions qui jamais ne voliez/seulement vrilliez avant de vous écrasser brutalement sur les graviers / dans la cour derrière la maison.
belles journées d'été/liberté.
bonheur ensoleillé.
les canards laissent des traces dans l'eau.
sans hésiter l'oiseau s'installe sur la branche cristallisée.
la lune donne encore signe de vie alors que le jour déjà se lève.
des mots écrits du bout du doigt sur un banc enneigé laissent leur trace éphèmère.
le monde se met en scène un matin d'hiver.
magie vue/sentie, au détour d'un sentier.
lent cheminement dedans/dehors.
"Furtif. C'est le mot qui s'impose d'abord. Le jeu théâtral des deux actrices figurant les deux bonnes doit être furtif... le jeu sera furtif afin qu'une phraséologie trop pesante s'allège et passe la rampe..."
Ainsi écrit Jean GENET sur la façon dont il souhaite que soit jouée son conte/histoire de deux bonnes, deux jeunes soeurs/dévouées servantes.
Atmosphère irréaliste/onirique. Où/quand s'arrêteront-elles dans ce jeu qui catalyse leur folie. Où ?
Chacun posera les limites/rampe selon sa propre psychologie/folie.
chants d'oiseaux