LE phare

Publié le par sylvie

 

J'ai toute la nuit devant moi. Il n'y aura pas de brume. L'horizon est clair, on voit tous les feux. Le vent est remonté au Nord mais la houle demeure, et le phare tremble par moments dans le bruit. Ma lampe est tombée tout à l'heure. Je n'ai pas vu qu'à chaque secousse elle se rapprochait un peu plus du bord de l'établi. Elle a basculé sur mes genoux puis sur le socle de fer. La chambre de veille a pris cet aspect fantastique que je n'aime pas. Les ombres et les lumières tombant du feu tournant courent sur les boiseries. Certaines semblent venir d'en bas, par l'échelle de la salle des machines...

Jean-Pierre Abraham - Armen - Gallimard

...

5 heures passées. Le vent de suroit me serine des horreurs dans les oreilles, me surine de pic à glace dans le dos. Je botte du sabot dans les murs. Je fais les cent pas avec mes pieds gelés. Faire taire. Tambouriner. Casser le froid et le silence. Je plie le papier qui pue, le bourre dans la poche, poing de tribord dessus. Fin de mon quart, Retour au Pays Chaud de la Lampe après le jus.

Frédéric Clément - Bel oeil (Confessions argentiques d'un gardien de phare) - Albin Michel

... vous offre ces quelques lignes sorties des livres emportés avec moi dans l'Ar Men sans lesquels les heures me paraîtraient vides ...

 

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D
... pourquoi le ciel et bleu est la mer violette,<br /> pourquoi la mer violette quand le ciel se couche,<br /> parceque la lumière n'est que la partie visible d'un phénomène plus vaste,<br /> le ciel est bleu quand il est sans nuages,<br /> telle l'eau qui se déplace en se soulevant et s'abaissant en des cercles concentriques...de phares est la mer.
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M
"... Il regarde la mer. Il atoujours aimé la mer. Un vide heureux de l'être, que remplit le fracas des rouleaux qui s'abattent sur le sable noir, le recouvrent et se retirent en charriant les galets. Cris des goélands, odeur des algues en décomposition, battement d'ailes des pélicans qui montent la garde en jacassant à la frange de l'écume, soleil brûlant à travers l'air trouble qui vibre à nouveau quand sont passés les nuages bas. Attendre: l'angoisse reflue, le temps glisse comme une caresse sur sa peau salée. La plage sans fin est déserte." <br /> Extrait de: La Plage Noire - François Maspero
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L
la brume du large nous a quitté et le soleil est enfin là avec une douce chaleur, ce qui me fait bien plaisir, bonne soirée et iodes toi bien les poumons<br /> bizzs
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F
Belle image, forte et vertigineuse... Mais au bord de la mer, les heures peuvent-elles vraiment paraître vides ?
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S
...<br /> <br /> over blog radote<br /> donne les réponses avant de connaître<br /> les questions, tourneboule et chamboule tout<br /> <br /> serait-ce les sirènes des phares qui le rendent ainsi<br /> <br /> ...<br /> <br /> <br />
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